Accueil Date de création : 10/04/08 Dernière mise à jour : 11/06/08 22:13 / 15 articles publiés
 

Avant de commencer...  posté le vendredi 11 avril 2008 18:04

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur mon histoire.

Elle part d'un rêve que j'ai fait et que j'ai ensuite développé pour créer l'histoire qui va suivre. C'est la toute première fois que j'en écris une, soyez donc indulgents s'il vous plait {#}.

Tous les commentaires insultants, racistes, homophobes ou autre seront supprimés immédiatement, il est donc inutile d'en poster. De plus, je n'aime pas les blogs truffés de fautes d'orthographe et je pense qu'un bon nombre de personnes seront de mon avis. Pour ma part, j'en fais très peu, voire aucune et dans le cas où vous en trouverez une dans un des articles, il s'agirait d'une faute de frappe ou d'inattention.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et espère que vous apprécierez mon travail.

Chloé.

 .

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Prologue  posté le mercredi 30 avril 2008 21:54

Tapis derrière d'énormes buissons touffus, il attend. Il sait qu'à cette heure-ci, mais surtout qu'à cet endroit-ci, les personnes qu'il recherche ne manquent pas. Malgré tout, il commence à avoir des doutes. D'habitude, le chemin qu'il surveille est beaucoup plus animé qu'en ce jour. Il lève lentement la tête vers le ciel, ou du moins, ce qu'il peut en voir, à travers l'épais feuillage des arbres de la forêt, et ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire, tant il est étonné par sa propre stupidité. Il n'a pas vu, trop concentré sur l'apparition prochaine d'un passant, qu'une couche opaque et grisâtre tombe peu à peu sur les arbres les plus hauts. Un brouillard, d'une rare épaisseur, s'étale lentement -mais sûrement. Agacé par son oubli, il serre le poing gauche et s'enfonce les ongles dans sa paume, comme pour se punir. Un fin filet de sang coule le long de son poignet. Ca fait mal mais il l'avait mérité.

Un craquement, suivi par le crissement régulier du gravier sous des pas, à sa droite attire son attention. Il penche un peu plus la tête et étire son cou, afin de voir qui ou ce qui produit ce son. Une sorte de stress lui tiraille soudain l'estomac, il a peur d'avoir attendu pour rien. Mais ses attentes seront largement contentées lorsqu'il verra le visage angélique d'une adolescente apparaître à l'angle du chemin. La jeune fille cours à en perdre haleine et respire difficilement. Elle semble fatiguée par son jogging, c'est parfait. Elle n'en sera que plus facile à attraper. Il frotte ses mains, signe de satisfaction et, après une courte inspiration, se jette sur le sentier. Il se plante au milieu de la petite route, les bras le long du corps, et reste là, statique. Elle sera surprise par sa présence étrange. L'adolescente, trop concentrée sur son souffle, chancelle en voyant cet homme bizarre qui la toise d'une manière effrayante, sadique, mais le contourne en lui jetant un regard apeuré. Il attendait seulement qu'elle passe à côté de lui et lorsqu'elle fut à sa hauteur, se précipite sur elle et l'attrape, commençant par lui plaquer la main contre sa bouche, afin qu'elle ne crie pas. La fille, ne pouvant hurler, se débat de toutes ses forces, malgré la fatigue qui la terrasse à cause de sa course.

Un violent coup dans la tempe et la voilà immobilisée.

* * *

Elle ouvre les yeux avec beaucoup de difficultés et sa vision est floue. Elle ne distingue que des formes sombres et indéfinies, et sa tête lui fait horriblement mal.  Elle se masse légèrement la tempe droite et sent une énorme bosse sous ses doigts. Elle ne peut réprimer un gémissement de douleur, mais aussi de terreur. Son coeur bat à une vitesse affolante et ses mains sont si moites qu'elle ne pourrait rien tenir sans que ça ne lui glisse entre les doigts.

- Alors, on est réveillée? Lui lance soudain une voix moqueuse, très grave.

- Qu.. Qui... Qui êtes-vous? Réussit-elle à articuler, surprise et apeurée par les tonalités sadiques de cette voix.

- Ne t'inquiètes pas, tout ira très vite, répond-il calmement.

Trop calmement.

- Qu'est-ce que vous voulez ! Crache-t-elle, commençant à paniquer.

Elle entend des bruits de pas qui semblent se diriger vers sa droite, puis le grincement d'une porte que l'on ouvre et enfin la voix de son agresseur.

- Sors de là, et fais pas de bêtises sinon... menace-t-il en s'adressant à une autre personne.

Le concerné répond par un grognement de terreur et elle perçoit de nouveau bruits de pas.

- Ch... Cherry?! S’écrie l'autre otage en apercevant la jeune fille.

- Maxim ! Crie-t-elle en sanglotant.

Quelqu'un semble courir vers elle mais est brusquement stoppé.

- J'ai dis: pas de bêtises.

- D... D'accord.

- C'est bien, murmure affectueusement l'agresseur, comme s'il félicitait un chien ayant fait une bonne action. Bon, je crois qu'il est temps pour moi de passer à l'action.

- Que voulez vous dire?! S’enquit Maxim avec angoisse.

- Ferme la et regarde. Oui, regarde... Regarde bien ta soeur parce que c'est la dernière fois que tu la vois... en vie !

- NOOON ! Attendez, vous n'allez quand même pas...

- Ben tiens, je vais me gêner !

- Je vous en prie, laissez la ! Ne lui faîtes pas de mal...

- T'es pas en mesure de me demander des trucs, alors boucle la et tiens toi tranquille.

Il regarde brièvement Cherry et saisit Maxim par les épaules. Celui-ci tente de le frapper mais son agresseur est plus fort que lui et le ligote, juste en fasse de sa soeur. Il plonge ensuite sa main dans la poche de son jean et en sort un énorme pistolet noir brillant. Il le regarde avec amour et l'enclenche, tout en affichant un air satisfait. Puis, il le descend lentement, jusqu'à ce que son extrémité touche la tempe enflée de Cherry, toujours aveuglée par la douleur. Celle-ci sursaute au contact de la surface froide et lisse de l'arme, et se recroqueville encore plus dans son coin. Enfin, il presse son arme contre le front pâle de l’adolescente.

- Dis adieu à ta soeurette, mon gars.

- Non ! Noooooooo...

Son cri sera étouffé par le son sec mais fort de l'arme à feu, déclanchée par l'homme.

- Cherry..., sanglote Maxim en fixant le cadavre de sa soeur.

La scène est digne des pires films d’horreur ; Cherry a le crâne réduit en miette et la violence de la balle a fait explosé sa cervelle, dont de nombreux morceaux, accompagnés d’une grande quantité de sang, parsèment le mur contre lequel elle est appuyée. Sa tête est tombée en avant, laissant ainsi apparaître la plaie béante à l’arrière de son crâne.

-          Sale enfoiré ! J’aurai ta peau ! hurle Maxim en se débâtant comme un diable sur sa chaise.

-          Oh toi, ta gueule, fit l’homme en appuyant sur la gâchette.

Très heureux de ce qu’il vient d’accomplir, le mystérieux agresseur enlève ses gants et se frotte les mains. Qu’est-ce qu’il aimerait avoir une bouteille de champagne pour fêter dignement l’évènement ! Un bruit à l’extérieur le fait sursauter. Des sirènes. Comment les flics sont-ils au courant ?! Il ne lui reste plus qu’à fuir. Tant pis, la fête sera pour plus tard… Ou pas ? Alors qu’il franchissait la porte du garage, une jeune policière surgit dans l’encadrement, arme en main et pointée sur lui.

-          Les mains en l’air, sale fils de pute ! crache-t-elle en avançant vers lui. Et plus vite que ça !

Il n’a plus d’autre choix que de faire ce qu’elle lui ordonne et obtempère lentement.

Pose ton arme avant ! crie-t-elle en faisant de grands gestes désordonnés.

Une débutante ? Parfait… Il se baisse et jette son pistolet aux pieds de la jeune femme, puis se relève, les mains au dessus de sa tête. La policière s’accroupit, tout en menaçant l’homme de son arme et une fois suffisamment basse, elle agrippe son flingue.

-          Recule. ALLEZ, MAGNE-TOI !

Le prisonnier obéit et marche en arrière, sous le regard agressif de celle qui le menace. Ils arrivent progressivement dans la pièce du meurtre et elle peut déjà apercevoir d’énormes traces de sang sur les murs. Une fois au milieu de la salle, la flic inspire un grand coup et jette un œil vers les deux cadavres. Le spectacle qu’elle voit l’horrifie, la dégoûte, mais elle ne peut pas se laisser submerger ainsi par tant d’émotions. Cependant, elle ne tient pas et se précipite dehors pour vider toutes ses tripes.

 

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Chapitre I: Un mauvais départ.  posté le vendredi 02 mai 2008 19:00

- Vous êtes virée, Mademoiselle Land ! Vi-rée ! Hurlait M. Huston, mon patron. Enfin, mon ex-patron, puisqu'il venait de me renvoyer.

Virée ... Ce mot résonnait dans ma tête et me donnait mal au crâne. Je voyais des petites étoiles clignoter devant mes yeux et j'avais l'impression qu'une énorme pince se refermait sur mon cerveau pour le réduire en miettes.

J'aurai pourtant dû m'y attendre, après la gaffe que j'avais faite. Une petite erreur sans graves conséquences... j'avais juste tiré dans le pied d'un collège en nettoyant mon arme de service. Eh oui, pas toujours facile d'être flic... Mais Huston ne le voyait pas du même oeil que moi et vu sa réaction, ma petite connerie avait de l'importance.

- Land ! Vous m'écoutez ?! Tonna-t-il en frappant du poing sur son bureau.

- Ouais... réussis-je à articuler, la bouche pâteuse.

- Ce que vous avez fait hier est inadmissible ! M'entendez-vous ?! I-nad-mis-si-ble !

Mon patron avait cette fâcheuse habitude de répéter et de décortiquer chaque mot important qu'il prononçait, et, agacée par cette manie qui me sortait des yeux, je lui lançai:

- Arrêtez, il n'est même pas en danger de mort. En plus, il engueulait toujours tout le monde, c'est bien fait pour lui.

- Quoi ?! S’étrangla-t-il en se levant brusquement. Comment osez-vous dire cela alors qu'il s'agit du meilleur élément que nous possédons et que vous l'avez immobilisé pour au moins 3 mois ?!

- Oh, c'est bon... Tout le monde sait ici que Grint est votre chouchou ! Ripostai-je en serrant les dents. Pauvre con... marmonnai-je ensuite en détournant la tête.

- Pardon ?

Le ton était menaçant. Il m'avait entendue, cet imbécile.

- Vous n'arrangez pas votre cas, Amandine, murmura-t-il dans une colère froide. Je veillerai à ce que votre admission dans un autre poste soit immédiatement refusée. Et croyez-moi, je respecte toujours mes plans. MAINTENANT SORTEZ ! Aboya-t-il soudain, si bien que je manquai de faire une crise cardiaque.

Je m'emparai de ma veste, posée sur le dossier d'un vieux fauteuil et, sans même regarder Huston, je m'élançai hors de son bureau en prenant soin de claquer la porte, bien sûr. Une fois hors de la pièce, je donnai un coup de pied dans le premier objet qui se présentait à moi - là, en l'occurrence, il s'agissait d'une inoffensive corbeille en papier qui vola à travers la pièce, répandant ce qu'elle contenait un peu partout.

Telle une furie - voire pire - je traversai le hall d'entrée et ouvrai la porte vitrée, sous le regard ahuri de mes collèges. Lorsque je fus à l'extérieur, j'inspirai une énorme bouffée d'air et continuai marche - rapide - avec une seule idée en tête: rentrer chez moi.

- Amandine ! Me héla une voix derrière mon dos.

C'était Elisabeth, une autre flic qui bossait dans la même équipe que moi.

- Je t'appelle ce soir ! Lui répondis-je tout en continuant mon chemin.

- M... Mais...

Je traversai la ville en 5 minutes, temps record. Quand j'arrivai devant mon immeuble, j'étais essoufflée comme un boeuf et rouge comme une tomate pourrie. Néanmoins, je montai les marches 3 par 3 et me retrouvai devant mon palier en un quart de seconde. Je voulus sortir mes clés en fouillant avidement dans mon sac à main, mais, ne les trouvant pas, j'en déduisis que je les avais oubliées chez moi.

Epuisée physiquement, mais surtout moralement, je me laissai glisser contre ma porte et m'affalai sur mon tapis.

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Chapitre II: Une proposition... alléchante ?  posté le samedi 03 mai 2008 16:58

- Mademoiselle ?

Cette voix venant de nulle part me sortit de ma rêverie... A moins que je ne dormais. Je fronçai les sourcils, puis me frottai les yeux pour y voir un peu plus clair. Je rassemblai mes idées et me rendis compte que j'étais à moitié allongée sur le tapis de mon entrée. Je m'étais endormie sur mon propre palier ! Honteuse, je tentai, tant bien que mal, de me relever mais de douloureuses courbatures me clouaient au sol, sûrement dues à l'étrange position que j'avais. Mais depuis combien de temps ? D'un geste rapide, je regardai ma montre. Il était bientôt 18 heures. J'avais donc somnolé pendant deux bonnes heures. Je lâchai un soupir et me pris la tête entre mes mains.

- Est-ce que tout va bien ? S’inquiéta l'inconnu(e ?), toujours planté(e ?) devant moi.

Je l'avais presque oublié celui (celle ?)-là. Je lui répondis en marmonnant un vague "oui" et voulus une nouvelle fois me relever, histoire de lui prouver ce que j'avançai. Raté. Je m'étalai lourdement sur le sol.

- Ne bougez pas, je vais vous aider.

Je me laissai porter par cet homme - car j'avais les idées assez claires à présent pour au moins me rendre compte que c'était un mec - dont la force était impressionnante. Il ouvrit la porte avec son bras libre - puisqu'il me soutenait avec l'autre - et l'écarta d'un geste vif et précis. J'étais tellement dans les vapes que je ne me demandai même pas comment il avait eu mes clés. Il s'avança dans l'étroit couloir de mon entrée en titubant sous mon poids et, une fois dans le salon, me déposa sur le canapé - dans lequel je m'étendis avec beaucoup de satisfaction.

- Vous voulez boire quelque chose ? Me demanda-t-il poliment.

- Eh, c'est pas parce que j'ai dormi sur mon palier que je suis une assistée ! Protestai-je en affichant une moue indignée, ce qui eut pour seul effet de le faire rire.  Qui êtes-vous ? M’enquis-je en le fixant intensément.

Je voyais clairement, maintenant. Certes, j'avais un mal de crâne horrible mais cela n'altérait en rien sur ma lucidité.

- Alors?

- Je m'appelle Edward Newton, répondit-il en s'asseyant à mes côtés. Je suis flic, je travaille à Elroy.

- Hein ? Vous voulez dire que vous bossez avec mon père ?! M’écriai-je, franchement surprise.

- Oui, c'est d'ailleurs lui qui m'envoie.

Je restai un instant songeuse. Pourquoi mon père, qui ne m'adressait plus la parole depuis au moins trois ans, envoyait-il un de ses gars chez moi ?

- Il en a assez de vos "gaffes continuelles", dixit lui-même, ajouta Newton en souriant.

- Mes... "Gaffes continuelles" ?

Ainsi donc il était déjà au courant pour l'incident qu'il s'était produit avec Grint. J'imaginais que mon cher Huston l'avait prévenu en premier, histoire de bien débuter sa petite vengeance. Je soupirai. Soudain, sans crier gare, Edward posa sa main sur mon épaule engourdie. Je sursautai en poussant un couinement de souris et relevai la tête vers mon visiteur, ne manquant pas de lui jeter un regard furieux.

- Désolé, s'empressa-t-il de s'excuser en retirant sa main.

- Mmmm... Bon, si vous me disiez pourquoi mon père vous a ordonné de venir ici ?

- Oh, eh bien c'est très simple. Il désire que vous veniez travailler à Elroy.

Je manquai de m'étouffer.

- Comment ça ?!

- Il pense fortement que vous avez un immense potentiel. Simplement, vous ne savez pas l'utiliser.

A cette remarque, je le fusillai du regard, si bien qu'il haussa les épaules en marmonnant:

- Je ne vous dis que ce qu'il m'a dit lui-même.

Voyant que je ne réagissais plus, il se leva et lissa le pli de sa veste, l'air gêné.

- Je vais vous laisser..., dit-il.

Il fouilla dans sa poche et en sortit un rectangle en carton, dont les coins étaient froissés.

- Voici ma carte, m'informa-t-il en voyant mon regard interrogateur. Il s'y trouve mes coordonnées. Vous n'aurez qu'à m'appeler lorsque vous aurez pris votre décision... pour le poste à Elroy.

Sur ce, il me salua d'un bref hochement de tête et se dirigea vers la sortie.

- Eh ! Attendez ! L’interpelai-je en me levant brusquement.

Il fit un pas en arrière, l'air étonné.

- Comment avez-vous eu mes clés ?

Il rit de bon coeur et me répondit, avec un air malicieux:

- Vous n'aurez qu'à demander à votre concierge !

Et il s'en alla, avant que j’aie eu le temps d'ajouter quoi que ce soit.

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Chapitre III: La décision.  posté le dimanche 04 mai 2008 11:52

Après le départ d'Edward, je me levai mollement et rampai - presque - vers ma salle de bain. Là, j'enlevai prestement mes vêtements et me jetai dans ma douche. Qu'est-ce qu'il était bon de sentir l'eau bouillante couler contre mes joues, mes cheveux, mon corps... J'avais l'impression, en plus de me laver, que cela me débarrassait de tous mes maux, de tous mes problèmes. Je ne pensais plus à rien, j'étais tout simplement bien.

Une demi-heure plus tard, je daignai enfin sortir de mon petit cocon, avec toutefois un certain agacement. Je détestais quitter ma précieuse douche, comme un bon nombre de personnes.

J'avais, à présent, les idées claires et mon mal de crâne avait disparu. La douleur de mes courbatures s'était atténuée et j'étais beaucoup plus détendue. J'étais donc en état de réfléchir à la proposition de mon père. Pour cela, je pris mes aises et m'étalai de tout mon long sur mon lit, en m'enroulant dans une couverture chauffante. Ensuite, je me penchai vers ma table de chevet, tirai le petit tiroir du meuble qui grinça, faisant un bordel pas possible, et m'emparai de l'album photo qu'il contenait.

Je tournai vivement les pages, jusqu'à tomber sur celle qui m'intéressait vraiment. Elle ne contenait qu'un seul cliché, si bien que mon regard s'attarda longuement dessus.  J'effleurai le papier glacé du bout des doigts et surtout au niveau d'un visage. Il m'était tellement familier mais en même temps, j'avais l'impression qu'il s'agissait d'un inconnu. Mon père... Comment avait-il pu m'ignorer ainsi ?

Des souvenirs me vinrent en masse, je me rappelais du jour où tous mes malheurs dans la police avaient commencé. Je débutais et m'occupais de l'affaire Rockwell en ces temps-ci. Deux pauvres gamins assassinés avec violence et sans pitié avaient été retrouvés dans leur propre maison. Ils s'appelaient Maxim et Cherry, il me semble. Un coup de fil anonyme avait été passé et j'avais été envoyée sur le terrain pour tenter d'arrêter le meurtrier. Malheureusement, j'avais laissé fuir l'agresseur parce que je m'étais sentie très mal à la vue des cadavres sanglants. Mon père ne m'avait pas pardonné cette erreur et, par honte sans doute, avait décidé de ne plus m'adresser la parole.

J'étais agacée... Profondément agacée. Je refermai l'album d'un geste rageur et le rangeai dans son tiroir. Légèrement stressée, je décidai de faire une machine, histoire de me changer les idées. Je ramassai le tas de vêtements que j'avais laissé à côté de ma douche, et le portai jusqu'à mon cagibi. Là, je pris mes habits un par un et les fourrai dans la machine à laver, en prenant soin de vider mes poches. Lorsque je fouillais les poches de mon jean, je trouvai la petite carte que m'avait laissée Edward Newton. Je l'examinai en large et en travers, et lançai la machine, tout en observant distraitement le rectangle en carton.

Je me mordis la lèvre, songeuse. Qu'est ce que je risquais à accepter ce poste ? Après tout, c'était mon père qui me l'avait proposé. Cela signifiait peut être qu'il avait décidé de m'adresser de nouveau la parole ! Il fallait que je tente... Oui ! Je devais essayer et je me disais que, au pire, je pourrais toujours démissionner.

Je composai le numéro de téléphone de Newton et attendis patiemment qu'il décroche.

- Allo ?

- Rebonjour, M. Newton. Ici Amandine Land. Je vous appelle au sujet de votre proposition...

 

{#}Merci Finette88 de me l'avoir signalé ^^. Ca ne me vexe pas du tout, bien au contraire !

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