Accueil Date de création : 10/04/08 / Dernière mise à jour : 12/06/08 18:30 / 15 articles publiés
 

Prologue  posté le mercredi 30 avril 2008 21:54

Tapis derrière d'énormes buissons touffus, il attend. Il sait qu'à cette heure-ci, mais surtout qu'à cet endroit-ci, les personnes qu'il recherche ne manquent pas. Malgré tout, il commence à avoir des doutes. D'habitude, le chemin qu'il surveille est beaucoup plus animé qu'en ce jour. Il lève lentement la tête vers le ciel, ou du moins, ce qu'il peut en voir, à travers l'épais feuillage des arbres de la forêt, et ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire, tant il est étonné par sa propre stupidité. Il n'a pas vu, trop concentré sur l'apparition prochaine d'un passant, qu'une couche opaque et grisâtre tombe peu à peu sur les arbres les plus hauts. Un brouillard, d'une rare épaisseur, s'étale lentement -mais sûrement. Agacé par son oubli, il serre le poing gauche et s'enfonce les ongles dans sa paume, comme pour se punir. Un fin filet de sang coule le long de son poignet. Ca fait mal mais il l'avait mérité.

Un craquement, suivi par le crissement régulier du gravier sous des pas, à sa droite attire son attention. Il penche un peu plus la tête et étire son cou, afin de voir qui ou ce qui produit ce son. Une sorte de stress lui tiraille soudain l'estomac, il a peur d'avoir attendu pour rien. Mais ses attentes seront largement contentées lorsqu'il verra le visage angélique d'une adolescente apparaître à l'angle du chemin. La jeune fille cours à en perdre haleine et respire difficilement. Elle semble fatiguée par son jogging, c'est parfait. Elle n'en sera que plus facile à attraper. Il frotte ses mains, signe de satisfaction et, après une courte inspiration, se jette sur le sentier. Il se plante au milieu de la petite route, les bras le long du corps, et reste là, statique. Elle sera surprise par sa présence étrange. L'adolescente, trop concentrée sur son souffle, chancelle en voyant cet homme bizarre qui la toise d'une manière effrayante, sadique, mais le contourne en lui jetant un regard apeuré. Il attendait seulement qu'elle passe à côté de lui et lorsqu'elle fut à sa hauteur, se précipite sur elle et l'attrape, commençant par lui plaquer la main contre sa bouche, afin qu'elle ne crie pas. La fille, ne pouvant hurler, se débat de toutes ses forces, malgré la fatigue qui la terrasse à cause de sa course.

Un violent coup dans la tempe et la voilà immobilisée.

* * *

Elle ouvre les yeux avec beaucoup de difficultés et sa vision est floue. Elle ne distingue que des formes sombres et indéfinies, et sa tête lui fait horriblement mal.  Elle se masse légèrement la tempe droite et sent une énorme bosse sous ses doigts. Elle ne peut réprimer un gémissement de douleur, mais aussi de terreur. Son coeur bat à une vitesse affolante et ses mains sont si moites qu'elle ne pourrait rien tenir sans que ça ne lui glisse entre les doigts.

- Alors, on est réveillée? Lui lance soudain une voix moqueuse, très grave.

- Qu.. Qui... Qui êtes-vous? Réussit-elle à articuler, surprise et apeurée par les tonalités sadiques de cette voix.

- Ne t'inquiètes pas, tout ira très vite, répond-il calmement.

Trop calmement.

- Qu'est-ce que vous voulez ! Crache-t-elle, commençant à paniquer.

Elle entend des bruits de pas qui semblent se diriger vers sa droite, puis le grincement d'une porte que l'on ouvre et enfin la voix de son agresseur.

- Sors de là, et fais pas de bêtises sinon... menace-t-il en s'adressant à une autre personne.

Le concerné répond par un grognement de terreur et elle perçoit de nouveau bruits de pas.

- Ch... Cherry?! S’écrie l'autre otage en apercevant la jeune fille.

- Maxim ! Crie-t-elle en sanglotant.

Quelqu'un semble courir vers elle mais est brusquement stoppé.

- J'ai dis: pas de bêtises.

- D... D'accord.

- C'est bien, murmure affectueusement l'agresseur, comme s'il félicitait un chien ayant fait une bonne action. Bon, je crois qu'il est temps pour moi de passer à l'action.

- Que voulez vous dire?! S’enquit Maxim avec angoisse.

- Ferme la et regarde. Oui, regarde... Regarde bien ta soeur parce que c'est la dernière fois que tu la vois... en vie !

- NOOON ! Attendez, vous n'allez quand même pas...

- Ben tiens, je vais me gêner !

- Je vous en prie, laissez la ! Ne lui faîtes pas de mal...

- T'es pas en mesure de me demander des trucs, alors boucle la et tiens toi tranquille.

Il regarde brièvement Cherry et saisit Maxim par les épaules. Celui-ci tente de le frapper mais son agresseur est plus fort que lui et le ligote, juste en fasse de sa soeur. Il plonge ensuite sa main dans la poche de son jean et en sort un énorme pistolet noir brillant. Il le regarde avec amour et l'enclenche, tout en affichant un air satisfait. Puis, il le descend lentement, jusqu'à ce que son extrémité touche la tempe enflée de Cherry, toujours aveuglée par la douleur. Celle-ci sursaute au contact de la surface froide et lisse de l'arme, et se recroqueville encore plus dans son coin. Enfin, il presse son arme contre le front pâle de l’adolescente.

- Dis adieu à ta soeurette, mon gars.

- Non ! Noooooooo...

Son cri sera étouffé par le son sec mais fort de l'arme à feu, déclanchée par l'homme.

- Cherry..., sanglote Maxim en fixant le cadavre de sa soeur.

La scène est digne des pires films d’horreur ; Cherry a le crâne réduit en miette et la violence de la balle a fait explosé sa cervelle, dont de nombreux morceaux, accompagnés d’une grande quantité de sang, parsèment le mur contre lequel elle est appuyée. Sa tête est tombée en avant, laissant ainsi apparaître la plaie béante à l’arrière de son crâne.

-          Sale enfoiré ! J’aurai ta peau ! hurle Maxim en se débâtant comme un diable sur sa chaise.

-          Oh toi, ta gueule, fit l’homme en appuyant sur la gâchette.

Très heureux de ce qu’il vient d’accomplir, le mystérieux agresseur enlève ses gants et se frotte les mains. Qu’est-ce qu’il aimerait avoir une bouteille de champagne pour fêter dignement l’évènement ! Un bruit à l’extérieur le fait sursauter. Des sirènes. Comment les flics sont-ils au courant ?! Il ne lui reste plus qu’à fuir. Tant pis, la fête sera pour plus tard… Ou pas ? Alors qu’il franchissait la porte du garage, une jeune policière surgit dans l’encadrement, arme en main et pointée sur lui.

-          Les mains en l’air, sale fils de pute ! crache-t-elle en avançant vers lui. Et plus vite que ça !

Il n’a plus d’autre choix que de faire ce qu’elle lui ordonne et obtempère lentement.

Pose ton arme avant ! crie-t-elle en faisant de grands gestes désordonnés.

Une débutante ? Parfait… Il se baisse et jette son pistolet aux pieds de la jeune femme, puis se relève, les mains au dessus de sa tête. La policière s’accroupit, tout en menaçant l’homme de son arme et une fois suffisamment basse, elle agrippe son flingue.

-          Recule. ALLEZ, MAGNE-TOI !

Le prisonnier obéit et marche en arrière, sous le regard agressif de celle qui le menace. Ils arrivent progressivement dans la pièce du meurtre et elle peut déjà apercevoir d’énormes traces de sang sur les murs. Une fois au milieu de la salle, la flic inspire un grand coup et jette un œil vers les deux cadavres. Le spectacle qu’elle voit l’horrifie, la dégoûte, mais elle ne peut pas se laisser submerger ainsi par tant d’émotions. Cependant, elle ne tient pas et se précipite dehors pour vider toutes ses tripes.

 

Retrouvez tous les articles

Déposez un commentaire !


Mieux vous connaître (facultatif) :

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.103.63.17) pour vous identifier.

Tous les commentaires liés à l'article : Prologue

  • Koelia a posté :dimanche 11 mai 2008 10:17

    Je comprends la pauvre fliquette!!!
  • une fan a posté :samedi 10 mai 2008 14:56

    j'adore ton histoire,meme si je suis ici que depuis quelque minute ,je l'adore.mais,toi aussi tu fais des reves de ce genre??ah oui c marqué au debut.moi je fais des reves dans des forets,(je trouve ça étrange pour nous)

 -