Accueil Date de création : 10/04/08 / Dernière mise à jour : 12/06/08 18:30 / 15 articles publiés
 

Chapitre IX: Confrontations.  posté le mercredi 21 mai 2008 16:48

Ils étaient tous là, à me dévisager. Je ne saurais dire ce qu'ils avaient dans la tête mais une hypocrisie évidence se lisait à travers leur regard, malgré les grands sourires qu'ils me lançaient. Seule une femme me tournait le dos, les bras croisés - j'imaginai qu'elle boudait. Les autres continuèrent à me fixer jusqu'à ce qu'un bruit sonore s’eût fait entendre.

Il me semblait qu'il s'agissait d'un claquement de porte, mais je n'aurais pas pu dire exactement ce que c'était puisque l'arrivée d'un homme - provocateur de ce son perturbateur - chamboula toutes mes pensées et les réduit en une seule. "Merde". C'était le seul mot qui me venait à l'esprit. 

Une paire de chaussures noires, brillantes, parfaitement cirées, claquèrent sourdement vers moi, puis s'arrêtèrent à un mètre de moi, environ. Je n'osais pas relever la tête pour regarder dans les yeux leur propriétaire, mais il fallut bien que je réagisse, puisqu'il me lança:

- Bonjour, Amandine.

Son ton sec me frappa comme un coup de fouet. Néanmoins, je tentai de répondre avec indifférence et confiance.

- Bonjour, papa.

Je levai lentement la tête, jusqu'à croiser son regard, et nous restâmes immobiles, nous contemplant mutuellement. Ses yeux à lui étaient froids, et clairs comme de la glace, et on ne pouvait y voir que dédain et agacement. J'essayai de mettre dans les miens le plus de haine possible, et m'efforçai de ne pas ciller. Il ne manquerait plus qu'il me prenne pour une faible !

Un chuchotement colérique, ressemblant à un sifflement de vipère enragée, me fit détourner le regard vers le fond du hall, où se tenait la femme qui me tournait le dos à mon arrivée. Edward était à ses cotés - je n'avais même pas remarqué qu'il s'était éloigné -  et il la tenait par les épaules comme s'il tentait de la calmer. Elle semblait en effet en rage, et ne cessait de me lancer des coups d'oeil haineux.

 

***

 

Je compris d'emblée que ma carrière à Elroy commençait mal, puisque apparemment, je m'étais déjà fait une ennemie. J'en ignorais la raison, mais cette femme avait l'air de sacrément me détester.

- Allons dans mon bureau. Nous avons à parler.

La voix de mon père me ramena à la réalité, et j'oubliais tout de suite ma fumante collègue. Je suivais les chaussures de mon père, qui se déplaçait d'un pas vif et raide. Je n'osais relever la tête, bien que mon géniteur fût de dos, réaction stupide que je n'avais jamais habituellement. Il avait été, était et resterait le seul qui m'intimiderait de la sorte. J'étais en quelque sorte son clone - froide, têtue, sûre de moi - mais lui était le pire de nous deux.

Il ouvrit la porte d'un mouvement si précis que je me demandai, pendant un court instant, s'il ne s'entraînait pas tous les jours à viser la poignée. Ensuite, il me pria d'entrer en décrivant un geste très élégant et ne prit même pas la peine de me regarder, ne serait-ce qu'un dixième de seconde. Nous prîmes place à son bureau - dont la décoration et l'ambiance me rappelait fortement celui de Huston - et je sus alors que le plus difficile était à venir.

- Bien, bien, souffla-t-il en rassemblant une pile de dossiers devant lui, et en ouvrit un qu'il inspecta sans grand intérêt. Ce n'est pas brillant, Amandine.

- Je sais.

Je savais également que les réponses courtes étaient les meilleures avec mon père.

- Etre virée quatre fois, c'est rare dans notre branche.

- Je le sais aussi.

- Et ça ne te dérange pas ?

- Non.

- Pourrais-je savoir pourquoi ?

- Oh, tu me connais. J'ai toujours été adroite, ironisai-je en tripotant nerveusement un stylo qui traînait sur son bureau.

- Tu te trouves drôle, peut être ?

- Non.

- Alors ne fais pas la maligne. Tu as de la chance, je suis plus indulgent que mes collègues.

Je laissais échapper un petit rire malgré moi. Mon père ? Indulgent ? Il me semblait qu'on m'avait raconté la meilleure blague du siècle.

- Passons à ton contrat.

- Ouais.

- Je te mets à l'essai pendant un an. On verra ensuite.

- OK.

- Une seule connerie, et je te vires.

- Compris.

- Tu serais dans l'équipe de Newton, vu que tu le connais déjà un peu.

- D'accord.

- Tu es chargée de l'affaire Rockwell.

- Aucun souci.

- Voici la dernière victime.

Il laissa tomber un dossier, qui heurta le bois dans un claquement sec. Je m'en emparai rapidement et l'ouvris sans délicatesse. Mon avidité retomba aussitôt lorsque je découvris le visage de la victime.

Je sentais mes mains devenir moites et mon coeur battait si fort qu'il me faisait aussi mal que des coups de poignard. Mes yeux me piquaient, et je sentais venir des sanglots du fond de ma gorge.

- Quand est-ce que... murmurai-je, puis je m'arrêtai, ne pouvant plus rien prononcer.

- Cela va bientôt faire une semaine.

- Comment... Comment... Pour... Pourquoi..., baffouillai-je.

- Je ne sais pas pourquoi il a fait ça. Tu sais, ses victimes ne semblent pas présenter de points communs, que ce soit au niveau de l'âge ou du physique ou même du domicile.

Mes mains se crispèrent sur l'épais dossier, et froissèrent la photographie de la victime. Son visage... Elle avait l'air tellement horrifiée, tout comme les autres tués. Et pourtant... Le fait que ce soit elle, rendait la scène totalement différente à mes yeux. Je fermai brusquement la chemise cartonnée qui contenait les raisons de ma peine et tournai la tête vers mon père. Je venais de me rendre compte d'une chose que je n'avais pas relevé lorsqu'il l'avait mentionné. Dans une colère sourde, je grondai:

- Une semaine, t'as dis ?

- Oui c'est ce que...

- Comment ça se fait que j'étais pas au courant !

Mon ton était plus agressif qu'interrogatif, et je me fichais bien de ce qu'il répondrait. Ce qui comptait pour le moment, c'était de me défouler, lâcher toute ma rancoeur et ma tristesse sur cet homme que je devais appeler papa.

- Pourquoi ne m'a-t-on rien dit !

- Ecoute...

- Elle est morte et je l'ai même pas su !

- Amandine...

- TAIS TOI ! Espèce de sale type, je sais que c'est toi qui a pas voulu qu'on me prévienne ! J'en suis sure ! Hurlai-je sans savoir vraiment ce que je disais.

- Oui, c'est moi.

Sa réponse me prit au dépourvu. Lorsque je l'avais accusé, je n'avais pas pensé qu'il reconnaîtrait quoi que ce soit. Sur l'instant, je voulais simplement trouver un responsable - autre que le meurtrier.

- Hein ?

- Je ne voulais pas que tu le saches. Si seulement tu étais arrivée deux jours plus tard... On aurait eu le temps de débarrasser le corps et tu n'aurais pas eu à endurer cela.

C'en était trop. Je me levai et rejetai la chaise avec une telle violence qu'elle se brisa contre le bureau. Je me penchai vers mon père et attrapai sa cravate. Je le tirai ensuite vers mon front avec colère et force et nos visages se tinrent dès lors si près que je sentais son souffle saccadé contre mes joues.

Je voulus lui hurler toute ma haine, le frapper avec toute la violence que je pouvais, l'étrangler si fort que sa tête en tomberait, mais je me retins et me contentai de le regarder dans les yeux, en mettant dans les miens tout le dégoût possible.

Au bout de quelques secondes - ou minutes, je ne savais pas - je le rejetai brutalement, si bien qu'il faillit tomber de son fauteuil, et partis en claquant la porte - comme d'habitude. Dans le hall, je passai devant Edward qui m'adressa un immense sourire, mais l'ignorai et me dirigeai au pas de course dans les toilettes. Là, après avoir vérifié que personne ne s'y trouvait déjà, je m'effondrai et tombai à genoux, criant de toutes mes forces et pleurant toutes les larmes de mon corps.

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Hey ! La suite...  posté le lundi 02 juin 2008 18:52

Coucou ! Bon bah voila, j'ai mis la suite !

Elle se trouve sur le même article (puisque je fais un article=un chapitre) !!

Donc, bonne lecture... Et encore désolée d'avoir tardé ^^

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Chapitre X: Rencontre.  posté le mercredi 04 juin 2008 13:20

Mes hurlements avaient sans doute alerté Edward - à moins que ce ne fut mon comportement suspect lorsque j'étais passée devant lui - puisqu'il se trouvait à présent à mes côtés et tentait désespérément de comprendre ce qu'il m'arrivait. J'essayais de parler, de répondre à ses questions, mais mes sanglots étouffaient les faibles sons que je pouvais sortir, ma voix étant cassée.

- Ai... Aides moi ! Réussis-je à articuler, et je me jetai dans ses bras.

Je sentis qu'il était étonné par mon étreinte mais surtout gêné par cette proximité. Il passa maladroitement une main dans mon dos et caressa avec raideur mes cheveux. Ce geste, pourtant anodin, me calma peu à peu, et je constatai qu'il se détendit lui aussi.

- C'est fini... Calmes toi..., me murmurait-il d'une voix douce et chaleureuse.

Je me détachai de lui et le fixai d'un regard suppliant. Mes yeux piquaient, et je devinai qu'ils devaient être tout bouffis. Je vérifiai mon idée en jetant un oeil vers les miroirs crasseux et constatai avec dégoût que j'avais l'apparence d'un zombie. Je ne pus m'empêcher de grimacer de mécontentement.

- En effet, tu es horrible.

La remarque d'Edward me fit tout d'abord sourire, puis rire. Je me regardai une nouvelle fois et mon hilarité augmenta. Pourtant, en de telles circonstances, devrait-on réagir ainsi ? Je n'avais probablement plus toute ma tête, ou alors j'étais une humaine hors normes. La question que me posa mon collègue me ramena à la réalité et mon fou rire s'arrêta immédiatement.

- Alors, peux-tu me dire ce qui t’a mis dans cet état ?

Je déglutis difficilement et me lançai, sachant pertinemment qu'il l'apprendrait tôt ou tard. Je préférais qu'il le sache maintenant, ainsi il ne m'en reparlerait plus.

- La... La victime... La dernière victime c'est...

Je fus interrompue par l'entrée d'un intrus - ou plutôt d'une intruse. La femme-vipère, celle qui semblait me haïr, se tenait devant nous deux, affichant de nouveau un air mécontent. J’entendis Edward lâcher un juron énervé.

- En plus de me voler mon poste tu me piques mon mec ! Siffla-t-elle, et je remarquai que je serrais les mains d'Edward - geste purement instinctif, puisque je ne m'en étais même pas rendue compte.

Avant que j’eusse  le temps de réagir, elle s'avança vers nous et arracha son petit ami de mon étreinte involontaire.

- Mélinda, calmes toi... Elle était triste et je l'ai cons...

- Rien à foutre ! Je ne veux pas que cette salope te tourne autour !

Moi ? Une salope ? Cette poufiasse parlait de moi comme si je n'étais pas là, et je ne pus m'empêcher d'ajouter mon grain de sel.

- Il a raison, faut te calmer ! J'm'en fous de ton mec, c'est juste un collègue ! Et puis... étant donné que nous sommes dans la même équipe lui et moi, on sera bien obligé de se côtoyer !

Je terminai mon intervention par une moue moqueuse, ce qui eut pour effet de l'enrager encore plus.

- J'irai en parler à Land ! Euh... Ton père, quoi !!! Et je peux te jurer qu'il va te virer !!

- Pas sûr...

- C'est ce qu'on verra ! Cracha-t-elle pour finir. Viens Edward, on rentre à la maison !

Ce dernier leva les yeux au ciel et, voyant mon air indigné, haussa les épaules et suivit Mélinda. J'étais effarée par un tel comportement mais surtout par l'attitude d'Edward, qui lui obéissait comme un chien bien dressé. Mais ce petit incident ne fut qu'une minuscule distraction qui s'évapora comme de la fumée de cigarette et ma peine reprit le dessus, bien qu'un peu modifiée: ma tristesse s'accompagnait d'un désir, un désir plus fort que tout. Plus que de la haine, j'avais soif de vengeance. Retrouver le meurtrier était à présent mon seul et unique but, et je mettrais toute mon âme pour le réaliser.

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Surprise  posté le mercredi 04 juin 2008 18:18

Blog de hatefs : Who's the murderer ?, Surprise

J'ai une p'tite surprise pour vous !

J'ai fais... amandine en sims ^^. Ainsi, vous pourrez la voir comme moi je la vois, mais je pense que vous ne l'imaginiez pas comme ça ! {#}

J'espère qu'elle va vous plaire, en tout cas moi je la trouve plutôt jolie

Bisous.

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Info  posté le mercredi 11 juin 2008 22:13

Coucou tout le monde !

Comment ça va ? Moi super, je finis les cours demain ! ^^

Enfin je vais casser le truc, parce que je ne pourrais quand même pas faire plus de màj... J'ai mon bac de français à réviser et je ne pense pas avoir énormément de temps libre dans les semaines à venir...

Bref, je vais terminer cet article sur une note plus joyeuse !

Nouvelle histoire : ichiiii !!!

Mais je n'abandonne pas WITM, pas d'inquiètude =)

Bisous à tous.

 

Finette: Normalement, c'est bon ^^ je l'ai modifiée.

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